Et si le vieux jeu de memory prenait l’avion pour un tour du monde des créatures légendaires ? C’est le pari fou de L’Encyclopédie des Monstres, la nouvelle petite merveille coopérative du Scorpion Masqué, signée par un trio d’auteurs stars du jeu de société français.
Un memory qui part à l’aventure
Il y a des noms qui, sur une boîte de jeu, sonnent comme une promesse. Sur celle de L’Encyclopédie des Monstres, on en trouve trois : Antoine Bauza (7 Wonders, Ghost Stories, Takenoko), Corentin Lebrat et Théo Rivière, deux prolifiques auteurs à qui l’on doit une ribambelle de succès familiaux. À la baguette pour l’édition, on retrouve Le Scorpion Masqué, la maison québécoise devenue une valeur sûre du jeu familial malin (Décrypto, Sky Team). Les illustrations, elles, sont l’oeuvre de Maud Chalmel, dont le trait coloré et rond fait beaucoup pour le charme du jeu.
Sorti en France courant juin 2026, ce jeu de mémoire coopératif embarque 2 à 4 joueurs dès 6 ans dans un tour du monde peuplé de monstres, d’esprits et de créatures mythiques. L’idée de départ est simple et redoutable : prendre le memory, ce jeu que tout le monde connaît et que beaucoup trouvent un peu poussiéreux, et le transformer en une véritable expédition d’exploration à raconter aux enfants.
Comment joue-t-on ?
Le matériel se présente sous une forme aussi maligne qu’élégante : cinq tomes cartonnés, un par continent (Europe, Amériques, Afrique, Asie, Océanie), rangés côte à côte comme une petite collection d’encyclopédies. Chaque tome contient tout le nécessaire pour visiter trois pays différents — soit une quinzaine de destinations à découvrir au fil des parties.
Le coeur du jeu reste celui du memory, mais dopé. À son tour, on joue une carte Monstre et on utilise son pouvoir pour tenter de retrouver, parmi les jetons face cachée, la créature correspondante :
- On observe : les monstres sont brièvement révélés, il faut mémoriser où chacun se cache.
- On utilise un pouvoir : chaque carte Monstre offre une capacité différente pour fouiller la mémoire commune.
- On trouve… ou pas : si le bon jeton est retourné, le monstre reste visible ; en cas d’erreur, une bougie s’éteint et tous les monstres retournent se cacher.
- On gagne ensemble : le but est de compléter l’encyclopédie avant que les bougies ne s’éteignent toutes. Personne ne joue contre les autres — on coopère.
Subtilité savoureuse : la communication est volontairement limitée. Impossible de tout se dire ; il faut donc soigner son attention et sa coordination, ce qui donne au jeu une vraie tension collective malgré son apparente simplicité.
Un jeu qui grandit avec vous
La grande force de L’Encyclopédie des Monstres, c’est son aspect évolutif. Chaque nouveau pays introduit de nouvelles règles, de nouvelles contraintes et des monstres aux pouvoirs inédits. On ne rejoue jamais tout à fait la même partie : le jeu se dévoile peu à peu, comme un livre dont on tournerait les pages. Cette mécanique de découverte progressive rappelle les jeux « à mise en scène », où le plaisir vient autant du déroulé que de la victoire.
Les infos pratiques
Joueurs : 2 à 4 · Âge : dès 6 ans · Durée : ~30 minutes
Type : coopératif, mémoire · Complexité : accessible (jeu enfant / famille)
Auteurs : Antoine Bauza, Corentin Lebrat, Théo Rivière · Illustrations : Maud Chalmel
Éditeur : Le Scorpion Masqué · Année : 2026 · Prix indicatif : à partir d’environ 27 €
Note BGG : encore en cours de consolidation (jeu très récent, trop peu d’avis notés pour l’instant)
Ce qu’en dit la presse ludique
Nouveauté oblige, le jeu n’a pas encore de note stabilisée sur BoardGameGeek, mais les premiers retours de la sphère ludique francophone sont très chaleureux — sans surprise vu le pedigree du projet.
Sur Gus & Co, le jeu est présenté comme « le memory qui a pris l’avion » : la chronique salue précisément cette idée de transformer un grand classique en un voyage, et pointe l’effet « encore une fois, cette fois on l’a » qui pousse les enfants à relancer une partie même après une défaite — signe, pour le média, que le pari est déjà en grande partie gagné.
« Un magnifique jeu de mémoire coopératif qui vous fera découvrir le monde dès 6 ans » — Une Maman Loutre
Du côté de jooniz et d’Akoa Tujou, on retrouve la même tonalité : un memory rehaussé par une direction artistique soignée, une vraie dimension découverte (les enfants apprennent des créatures et des continents) et une rejouabilité assurée par le système évolutif. Ludum le range logiquement dans les valeurs sûres pour les 5-7 ans. Aucun de ces retours ne le vend comme un jeu « expert » : c’est bien un jeu familial, mais un jeu familial pensé avec soin.
Pour qui, et notre verdict
L’Encyclopédie des Monstres s’adresse d’abord aux familles avec enfants à partir de 6 ans qui cherchent un jeu coopératif accessible, joli et un brin plus malin que le memory de base. Les parents apprécieront l’aspect « on apprend en jouant » (les continents, les créatures du folklore), et le fait que le jeu se renouvelle au lieu de tourner en boucle sur une seule règle.
À l’inverse, les joueurs qui cherchent un défi tactique corsé passeront leur chemin : ici, la promesse est celle d’un moment complice, tendu juste ce qu’il faut, à partager entre petits et grands. Pour une soirée jeu en famille ou pour offrir, c’est un excellent candidat de cette rentrée ludique 2026.
Où le trouver ?
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